Commencer le karaté demande un investissement raisonnable : un
keikogi, une ceinture blanche (pour commencer...) et la volonté
de venir s’entraîner régulièrement (au moins
deux fois par semaine si on veut progresser).
Quelques informations complémentaires pour tordre le cou aux idées
reçues !
Quelles sont les contre-indications à la pratique du karaté
?
Il existe deux pratiques différentes au sein du karaté
: la pratique en salle et la pratique en compétition. Pour la pratique
en salle, les contre-indications sont celles de tout sport. En ce qui
concerne la pratique du karaté en compétition, les contre-indications
sont plus strictes : par exemple, le fait de ne voir que d’un oeil
associé à une mauvaise vue peut interdire l’accès
au kumité (combat), à cause de la fréquence des traumatismes
faciaux accidentels. Enfin, pour les athlètes de haut niveau, des
examens plus poussés sont effectués, afin de déceler
notamment les troubles du rythme cardiaque.
Quels sont les bénéfices pour la santé liés
à la pratique du karaté ?
e karaté peut être très bénéfique pour
la santé avec une pratique adaptée. De manière générale,
le karaté va faire appel à la coordination
et l’équilibre. Selon l’âge,
la pratique du karaté va apporter des bienfaits spécifiques.
Chez l’enfant, il permet le travail de la latéralisation
et de la précision des gestes. Le travail à
deux ou en groupe lors des entraînements permet de développer
les relations sociales.
Chez l’adolescent et le jeune adulte, le karaté peut avoir
des vertus éducatives : il permet de canaliser la volonté
et l’énergie, tout en apprenant à perdre,
à gagner et surtout à respecter les règles du jeu.
Vers 40 ans, il permet un entretien physique.
Enfin, lorsqu’on avance en âge, la pratique des katas (forme
martiale du karaté) est quasiment un traitement du vieillissement
neurologique et musculaire. Chez les personnes âgées, la
pratique du karaté entretient l’équilibre
et la masse musculaire : c’est un moyen de prévention
des chutes et par la même des fractures, notamment celle du col
du fémur.
Quels sont les traumatismes les plus fréquents ?
Pour la pratique des katas, il n’existe quasiment pas de risques
de traumatisme, notamment musculaires, à partir du moment où
les surfaces utilisées sont stables et de bonne qualité.
Lors de combats, 80% des traumatismes concernent la face : lésions
au niveau des lèvres, du nez, plus rarement l’oeil ou l’oreille.
Ils sont dus à des coups accidentels.
Les traumatismes musculaires ne sont pas rares, mais se limitent souvent
à des hématomes. Au karaté, il y a très peu
d’entorses ou de lésions articulaires au niveau des chevilles,
des genoux, des épaules ou du cou. Parfois, il peut y avoir des
lésions au niveau de la main : entorses ou fractures des doigts..
Quelles sont les limites d’âge ?
Officiellement, les enfants peuvent débuter le karaté
dès l’âge de 6 ans. Dès 8 ou 9 ans, ils peuvent
aborder l’aspect compétition, avec des katas et du travail
à deux qui sont notés. La compétition réelle
ne commence que vers 11 à 12 ans. Il est rare de pratiquer à
un haut niveau au-delà de 30 ans. On peut continuer les combats
traditionnels ou libre ensuite, lors d’assauts souples. Pour la
pratique des katas, il n’existe pas de limite d’âge
supérieur.
© 2007 France Shotokan
|